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  • Je suis Virginie Blanche NGAH, surnommée La GRANDE ROYALE à cause des mes 1.80m et de ma carrure assez impressionnante.Elève professeur à l'Ecole Normale Supérieure de Yaoundé au Cameroun, j'appartiens à la 1ère promotion des enseignants des
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Les parties de mon mémoire: 2ème partie

Deuxième partie de mon mémoire :

 

Le multimédia à l’école camerounaise

 

Mots clés : Système éducatif, Cameroun, Langue française, Grammaire, TIC, multimédia

 

Introduction :

 

 Même si tous les discours actuels tournent autour de la mondialisation, de la numérisation et de l’informatisation, le Cameroun, comme beaucoup d’autres pays du Sud, semble encore traîner le pas en ce qui concerne l’intégration effective des nouvelles technologies dans le système éducatif. Non pas que ce soit un manque de volonté, mais il se trouve que les actes tardent à se manifester telles qu’elles le devraient, car il est clair que l’intégration des TIC dans l’éducation est aujourd’hui comptée parmi les priorités du ministère de l’éducation nationale du Cameroun. Et pour preuve, le préambule à l’éducation stipule clairement que l’un des objectifs du gouvernement en matière d’éducation est :

 

L’introduction des technologies de l’Information et de la Communication (TIC) en tant que facteur d’amélioration de la qualité de l’enseignement, en vue de permettre aux élèves de l’enseignement secondaire de s’adapter à l’évolution de la science et des nouvelles technologies.

 

C’est cette volonté de changement qui justifie la deuxième partie de cette étude qui se penche sur la situation du système éducatif camerounais, vis à vis de l’intégration et de l’usage effectif des TIC dans les pratiques enseignantes. Elle montre, par conséquent comment les TIC peuvent s’intégrer à l’enseignement/apprentissage des autres disciplines, et ceci à travers l’engrangement d’un projet de réalisation d’une plateforme d’apprentissage sur la grammaire française ; projet baptisé EDUCATIC, entendez,  ‘‘Education par les TIC’’.

 Compte tenu des diverses contraintes liées à un tel projet, les contours et aspects d’ EDUCATIC ne sauraient se prétendre exhaustifs, à cause de l’ampleur de la tâche à accomplir et l’insuffisance de temps et même des ressources à notre disposition. Par ailleurs, Peraya et Viens (2005) précisent bien que :

 

Il est bien sûr difficile de donner une liste exhaustive des différentes fonctions indispensables à la réalisation d’un projet d’innovation, leur nombre et leur diversité dépendant en effet du contexte de chacun des projets : ressources disponibles, taille du projet, culture de ses acteurs, etc.

 

Par conséquent, ce rapport d’expérimentation qui met beaucoup plus d’accent sur les phases d’analyse et de conception du site, montre dans sa première section, la nécessité d’intégrer un usage transversal des TIC dans le système éducatif camerounais. Ceci est utile pour atteindre les objectifs éducatifs fixés et s’arrimer véritablement à cette mondialisation qui s’impose à tous. Dans sa deuxième section, l’étude présente le déploiement de l’ingénierie pédagogique pour la création du site web EDUCATIC, en prenant en compte les aspects pédagogiques et technologiques. Cette partie s’intéressera  tour à tour à des points tels que la méthodologie employée pour la conception et la réalisation de ce projet, aux résultats issus des phases d’analyse, de conception, et de réalisation selon le modèle et l’orientation choisis.  Dans le dernier point, un bilan synoptique sur la réalisation et l’utilisation de ce prototype sera effectué, ainsi qu’une illustration  pratique.  L’étude se termine par l’illustration de la plateforme d’apprentissage EDUCATIC qui symbolise les prémices de l’innovation technopédagogique, à laquelle nous avons été formés dans le cadre de l’intégration des TIC dans le système éducatif camerounais.

 

  L’interdisciplinarité des TIC dans le  système éducatif : une nécessité

 

La situation dans le contexte qui est le nôtre est un peu complexe, dans la mesure, où les TIC sont en pleine introduction dans les lycées camerounais, et ceci est manifeste à travers l’enseignement de l’informatique. Pour parler comme Makakris (1988), nous dirons que le système éducatif camerounais se situe dans une approche techno-centrée, où les TIC à travers l’informatique sont perçues comme objet d’enseignement. Pourtant l’objectif de tous les systèmes éducatifs est de parvenir à l’approche transformation, (UNESCO, 2005) ou l’approche pragmatique ou mixte (Makakris, 1988), où les TIC sont non seulement intégrées dans toutes les pratiques enseignantes, mais deviennent un élément de la culture citoyenne. C’est cette approche qui  semble être, à notre humble avis,  la voie la mieux indiquée, pour atteindre les objectifs les plus élevés.

 

I. L’Innovation dans le système éducatif camerounais

 

Partant de là, l’Etat camerounais et les autorités éducatives, ont trouvé judicieux de mettre sur pied à l’Ecole Normale Supérieure une filière de formation en informatique et TIC, en vue de former des acteurs de l’innovation technopédagogique, pour pouvoir mener à bien ces projets. Par ailleurs, comme le soulignent si bien Peraya et Viens ( 2005 ):

 

L’intégration pédagogique des Tic va bien au delà de la simple maîtrise de l’outil par l’enseignant. Depuis quelques années, il existe des standards de compétences qui prennent en compte d’autres dimensions, notamment des aspects de planification de l’enseignement, de gestion de clase et de formation continue par les Tic. […] Parmi les facteurs identifiés, on relève notamment la culture des acteurs, le sens que revêt l’innovation pour eux, de façon plus générale, une série de variables qui leurs sont fondamentalement liées […] désignées comme des variables individuelles (les valeurs, représentations, craintes, motivations et pratiques des acteurs), mais aussi actancielles (les fonctions, tâches et rôles).

 

I.1.  Les raisons de l’innovation

 

À cause de la révolution technologique et la grande ouverture sur le monde qu’elle a entraîné, les challenges en matière de compétences technologiques et même technopédagogiques, ne se situent plus simplement au niveau  national ou sous-régional ; mais en ce siècle de grande vitesse, la concurrence a atteint un niveau planétaire. Les standards en matière d’approches et de compétences en TIC (ISTE, 2008), tant chez les enseignants que chez les apprenants sont universels.

     C’est partant de tous ces constats, que nous avons choisi comme projet d’illustration, la mise en œuvre d’une plateforme d’apprentissage. EDUCATIC est un site web d’apprentissage pour la langue française, destiné aux élèves de l’enseignement secondaire camerounais, candidats au BEPC. Les objectifs de ce travail sont divers et peuvent s’articuler en deux principaux groupes : les objectifs technologiques d’une part, et les objectifs pédagogiques d’autre part ; ce qui fait que nous parlons bel et bien dans ce cas d’innovation  technopédagogique.

Le  premier objectif technologique visé, est de montrer comment de manière effective, les différents savoirs,  acquis durant notre formation  (savoirs, savoirs-faire, savoirs-être), et développés pour l’amélioration des pratiques enseignantes, peuvent effectivement se déployer dans des contextes réels d’enseignement/apprentissage ; et donner un visage nouveau au processus d’apprentissage  qui dans le cas présent est celui de la grammaire française.

 

I.2  Les résultats envisagés par l’innovation

Sans vouloir pronostiquer ou anticiper les résultats, il serait judicieux de définir au préalable, le caractère innovant de ce projet qui  apparaît comme une possibilité de résolution d’un besoin qui se fait de plus en plus pressant. L’innovation ici, correspond donc au surgissement d’un inédit souhaitable ou possible (De ketele, 2002), et à la fois à ce que  Le Guen (2002) définit comme une action intentionnelle développée pour faire face à une difficulté. La difficulté se situant dans le contexte des lycées et collèges, cette innovation technopédagogique est comme l’a si bien dit Garant (1999), fondée sur la proposition d’introduction d’une façon volontaire d’une pratique nouvelle en vue d’une meilleure efficacité dans la réponse à un problème identifié. Probleme identifié ?

 

I.3  Intégration du multimédia dans l’enseignement/apprentissage du français

Le choix de ce projet a été fait sur la base de manques observés dans l’enseignement/ l’apprentissage de la grammaire française. Le problème a été identifié à deux niveaux : un niveau technologique, parce que pour chaque système éducatif, il y a une urgence à s’arrimer aux nouvelles technologie et un niveau pédagogique où, les lacunes constatées dans les pratiques langagières chez les élèves, ont constitué une motivation importante pour ce projet.

 

I.4.  Le rôle de la langue française

Précisons que le choix même de la discipline  n’est pas hasardeux ; il a été fait sur la base de compétences préalables acquises dans le domaine, et renforcé par le fait que la langue française, est similaire aux TIC.  Non seulement c’est une discipline transversale, mais c’est également un outil de communication ; et c’est dans ce sens que les programmes de l’enseignement secondaire général, établis par le Ministère de l’Education Nationale  camerounais (1982 – 1983), stipulent que :

 

L’enseignement du français au premier cycle des lycées et collèges a pour objectifs de donner à  l’élève la capacité de communiquer et de s’exprimer avec clarté  et aisance dans la langue contemporaine, orale et écrite.

 

En réalité, à cause du plurilinguisme existant au Cameroun ( Plus de 230 langues locales), le français est à la fois, un instrument d’union nationale, parce qu’adoptée avec l’anglais comme mangue officielle, dans la constitution du 2 Juin 1972. C’est donc à la fois un outil pour l’égalité de chances, pour l’enseignement et l’apprentissage, pour l’expression des sentiments et de la liberté du citoyen et sa civilité.  Or, la pratique de cette langue est à déplorer que ce soit au primaire, au secondaire, ou à l’université, et en particulier chez les jeunes générations. Tout ceci justifie le choix de la discipline, dont les objectifs pédagogiques montrent le souci de remédier à l’expansion du mauvais français qui tend de plus en plus à se répandre parmi les populations. En dehors de la diversité des populations endogènes, l’autre cause serait que, l’intérêt pour la bonne langue française, et surtout pour la lecture se fait de plus en plus rare, et les résultats se font ressentir à tous les niveaux, puisque

 

Cette dégradation se caractérise par le développement d’une langue hétéroclite chez les élèves et l’emploi d’expressions incorrectes ou très populaires dans les sketchs ou les médias. […] Les parlers qui en découlent et qui se réclament du français, sont un véritable matraquage des règles du bon usage. Ils sont très dangereux pour la pratique de la bonne langue française au Cameroun. (G. Mendo- Zé : p.109, 1992)

 

En somme comme le définit le Projet CDIP (2008),  le langage est une capacité essentielle de l’être humain. Il constitue une clé de son identité personnelle et culturelle et rend possible la communication et l’intégration sociale. À cet effet, l’expression écrite et orale doit être travaillée tout au long de la scolarité, et particulièrement dans le cycle secondaire ; il convient donc d’employer les moyens les plus efficaces, pour atteindre le plus de public possible.  Du fait donc de la culture de l’époque actuelle, la voie royale qui peut permettre d’améliorer le système éducatif camerounais, est celle de l’informatique et des TIC.   

 

II. Le projet « EDUCATIC » : description d’une pratique de référence

 

Dans l’enseignement/apprentissage du français, les apports des TIC sont nombreux et variés dans le monde, mais dans le contexte qui est le nôtre, cette réalité est quasi inexistante.  Pourtant la plus-value des outils multimédia ne peut être manifeste qu’à travers leur  intégration et leur utilisation dans des pratiques enseignantes. Ces pratiques qui sont une contextualisation réelle de l’utilisation des TIC, sont aussi désignées par le terme de pratique de référence. Une pratique sociale de référence est selon  Develay (1992), une activité sociale pouvant servir de référence à des activités scolaires. [Car] Le sens dans la tâche scolaire réside dans l’usage social ou domestique que l’on pressent.

Nous rejoignons l’idée de Develay qui pense que l’une des possibilités pour  l’apprentissage, de  trouver son sens, c’est qu’il soit relié à des pratiques sociales de référence. Aussi, avons-nous choisi dans le cadre de cette recherche, de démontrer à travers une pratique de référence technopédagogique, que les TIC peuvent également être source d’un très grand apport pour tous les acteurs du système éducatif camerounais. Pour ce faire, nous avons mis à contribution les opportunités de l’ingénierie pédagogique, qui située entre le génie logiciel, le Design pédagogique et l’ingénierie cognitive, fonctionne par étapes ou phases, ceci selon des modèles et des approches.

 

II.1 Ingénierie pédagogique :  choix d’un modèle et d’une approche

 

Comme nous l’avons déjà mentionné, il existe plusieurs approches en ingénierie pédagogique, telles que l’approche par objets, ou l’approche  par compétences. Il  existe également divers modèles qui permettent de mettre en œuvre un projet de formation technologique, qu’il soit en ligne ou non. Citons par exemple le modèle ADDIE (Analysis Design Development Implementation), qui est considéré comme le modèle de base de l’ingénierie pédagogique.

 

II.1.1  EDUCATIC : le choix d’un modèle d’ingénierie pédagogique

 

Dans le cadre de ce projet, nous nous inspirons de la démarche de type recherche-action-formation, qui se fonde sur le modèle ASPI (analysing, sustaining, and piloting innovation), élaboré par D.Peraya, B. Jaccaz (2004) dont les objectifs sont de proposer une vision de ce que devrait être une démarche de pilotage de l’innovation, mais aussi et surtout, d’aider tous les acteurs impliqués dans la dynamique du changement, afin de rendre leurs projets d’innovation technopédagogique durables et pérennes (Peraya et Jaccaz (2004). Le schéma ci-dessous représente les différentes étapes de cette démarche pour l’innovation proposée par les auteurs du modèle ASPI.

 

ANALYSER,  SOUTENIR ET  PILOTER L’INNOVATION

Figure 1 : Modélisation de l’articulation des facteurs issus des trois sous-ensembles

(Quatre domaines ont été portés sur la face latérale à titre d’exemple), proposé par Peraya et Jaccaz

D’après Peraya et Jaccaz l’analyse des diverses dimensions et composantes identifiées au sein du dispositif et de leurs interactions permet une meilleure régulation du processus de pilotage. Ainsi, quatre composants de la culture des acteurs, proposés par Viens et al. (2001),  sont au centre même de ce modèle d’interprétation et d’intervention. Il s’agit ‘‘des représentations, des habiletés, des attitudes et des pratiques’’, dont la prise en compte a donné lieu à sept dimensions (indicateurs) qui alimentent les activités d’évaluation des dispositifs de formation. C’est donc cette prise en compte de ces différentes perspectives qui permet à la fin, de vérifier la pertinence pédagogique et la congruence du dispositif de formation.

 

Figure 2 : Application du modèle dans la mise en relation des indicateurs d’innovation,  des espaces d’intégration pédagogique  et des acteurs

 

II.1.2  L’approche par Objets

Pour ce qui est de l’orientation de notre projet, elle est calquée sur l’approche par objets  de Paquette (2004), que nous avons déjà étudiée. Retenons que cette approche ( compléter )  

 

 

Figure 3– Niveaux d’agrégation des objets d’apprentissage  (Modèle proposé par Gilbert Paquette)

 

 

En somme, tout ce travail suppose en réalité, l’intervention de diverses expertises. Et comme l’ont souligné Peraya et Viens, le nombre d’acteurs varie selon plusieurs critères énoncés plus haut.  Comme exemple, ces auteurs citent Paquette 2002, 76 et suiv.), qui identifie cinq acteurs, à savoir : l’apprenant, le présentateur, le concepteur, le formateur et le gestionnaire, qui ont chacun une fonction générique et d’autres secondaires. Chacune de ces fonctions peut être requise dans les différentes phases  du processus d’élaboration de l’outil.

 

II.2  Les phases de l’ingénierie pédagogique multimédia du projet ‘‘EDUCATIC’’

 

Toutes les phases d’un projet de formation en ligne, peuvent se regrouper autour de l’ingénierie pédagogique multimédia. En effet, celle-ci désigne l’ensemble des fonctions d’étude, de conception, de réalisation et d’adaptation d’un projet pédagogique. Pour cela, Paquette (2004) précise  que :

 L’objectif poursuivi est de soutenir, sur le réseau des réseaux, l’acquisition, le traitement et la diffusion des connaissances intégrées dans les objets d’apprentissage, en un mot, d’offrir un support technologique opérationnel pour la gestion des connaissances, notamment leur acquisition par l’apprentissage et la formation.

 

Dans le  cadre du projet EDUCATIC, il a fallu passer par  les étapes nécessaires à la mise sur pied d’une formation en ligne.

 

  II.2.1  L’analyse des besoins

La réalisation du projet EDUCATIC, a nécessité au préalable une analyse des besoins des utilisateurs. Cette étape a été déterminante pour l’élaboration de ce projet, car l’objectif visé était de définir la situation présente en ce qui concerne l’apprentissage du français, de se projeter dans la situation désirée, afin de proposer des actions susceptibles de combler les lacunes de l’état  actuel.

Les résultats retenus sont peut être le fruit d’une analyse aléatoire, du fait qu’elle est basée uniquement sur des connaissances génériques du système éducatif camerounais et sur des observations faites, et des nombreux avis recueillis durant nos stages pratiques dans les établissements scolaires, mais il n’en demeure pas moins que la situation décrite, soit réelle.

Le cours élaboré sur la notion de déterminant dans le cadre de ce projet s’intitule « Connaissances sur la notion de déterminant ». Il a marqué notre point de départ pour l’élaboration du site web EDUCATIC, et a été pensé suite à l’analyse des niveaux macro, méso et micro telle que prescrite par le modèle ASPI. Selon, les créateurs de ce modèle, ces niveaux ne sont utilisés qu’à titre référentiel, et varient selon le problème posé et le degré de l’analyse effectuée.

 

a) La dimension macro

Elle englobe le contexte sociétal, avec les contraintes des programmes et les acteurs qui gèrent ce programme. Il s’agit dans le cas présent, du Ministère de l’Education Nationale qui fixe les objectifs pédagogiques et élabore des programmes de formation pour les atteindre. C’est la raison pour laquelle, le cours « Connaissances sur le déterminant » a été élaboré selon les objectifs pédagogiques et les programmes d’enseignement fixés selon les INSTRUCTIONS MINISTERIELLES, no135/D/40/MINEDUC/SG/IGP. Nous pouvons aussi y  compter le Ministère de l’enseignement Supérieur qui est l’un des acteurs centraux de ce processus d’innovation, en ce sens qu’il définit et élabore les programmes de formation des formateurs et enseignants, et les objectifs à atteindre. C’est justement dans ce cadre, qu’il a été crée la filière de formation à l’Ecole Normale Supérieure, des enseignants en informatique et en Technologies éducatives.

 

b). Le niveau méso

Il concerne le contexte institutionnel, c’est à dire le milieu éducatif où sera implanté le dispositif de formation. Le niveau méso où s’insère notre projet est représenté par les lycées et collèges d’enseignement général du Cameroun. L’état des lieux de nos lycées et collèges, par rapport à l’usage des TIC  est déjà un indicateur de l’intégration des TIC. Jusqu’ici, les établissements qui se sont déjà familiarisés avec l’informatique, se situent dans une approche typiquement techno-centrée. La création récente de la filière informatique à l’Ecole Normale Supérieure de Yaoundé, et les premiers technopédagogues qui y formés  pour l’intégration de l’informatique et des TIC dans le système éducatif camerounais, montre clairement que de tels dispositifs de formation  n’y sont pas encore intégrés.

 

C). Le niveau micro

Il correspond à l’ensemble des dispositifs de formation et à leur contexte immédiat. Ici, tous les éléments médiatisés, ainsi que les ressources humaines et technologiques sont pris en compte ;  surtout les caractéristiques cognitifs et motivationnels des apprenants. Le constat fait est que les apprenants aujourd’hui, ont du mal à pratiquer la lecture, surtout celle qui se veut linéaire, statique et figée. Ceux–ci sont plutôt attirés par  tout ce qui est animé, raison pour laquelle, le succès est actuellement du côté des technologies multimédia, qui permettent une grande variété et convivialité dans la transmission de l’information.

 

 

 

 

 

DIAGNOSTIC

Ø

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


II.2.2  Conception de la plateforme  EDUCATIC

 

  

 

 

 

Figure 4 : Récapitulatif des résultats  de l’analyse des besoins

 

II.2.2 La phase de conception du prototype

 Concevoir un support ou une plateforme d’apprentissage, qu’ils soient en ligne ou non, consiste  à définir le contenu du cours, leurs  objectifs, le public cible, l’accompagnement, etc.

(P. Gounon, P. Leroux, X. Dubourg, 2004). Les auteurs précisent également qu’un dispositif d’accompagnement, à travers  tutorat, (Voir  Peraya et Viens, p.13 , 14, etc..) doit être pris en compte dans cette phase pour assurer une bonne formation, car ce manque […] semble très préjudiciable pour le cycle de vie d’une formation.

L’approche par objets stipule que pour la conception des scénarios et des activités d’apprentissage :

 

on peut  trouver dans les dépôts d’objets des activités et des scénarios à adapter comme base d’une unité d’apprentissage. – l’effort de remédiation des ressources est diminué au profit de la réutilisation des ressources disponibles dans les banques d’objets et de leur assemblage dans de nouvelles ressources, elles-mêmes intégrées dans les dépôts d’objets et décrites dans les référentiels de ressources.

 

II.2.2.1  Description du projet 

a) Idée mobilisatrice

ü Démontrer la possibilité d’un usage transversal des TIC dans le système éducatif camerounais

ü Former les élèves  aux règles de grammaire française

ü Socialiser les élèves et les autres acteurs de l’éducation avec les TICE

b) Objectifs du projet

 

c) Public-cible :  

ü Les candidats au BEPC  (candidats réguliers ou candidats libres)

d) Préréquis nécessaires

ü Notions de base en langue (intégrées dans la formation, comme rappel des généralités)

ü  Notions de base en informatique

e) Les apports escomptés

Pour les apprenants 

Ø Susciter un engouement  pour l’apprentissage de  la langue française

Ø Renforcer les apprentissages acquis en classe

Ø Développer l’autonomie de l’apprenant

Ø Expérimenter une nouvelle manière d’apprendre

Pour  l’institution

Ø S’arrimer aux réalités  et  à la compétitivité pédagogiques et technologiques actuelles

Ø Introduire la transdisciplinarité des TIC dans le système éducatif camerounais

 ØAméliorer les compétences des apprenants et  le rendement de l’ éducation

Ø Sensibiliser et impliquer les enseignants en vue  de leur montrer le  nouveau profil désiré.

Ø Développer  de nouveaux scénarios pédagogiques et approches de formation

f) Inventaire des ressources

Ressources informationnelles

Les ressources informationnelles, concerne particulièrement ce qui va être diffusé sur la plateforme ; ceci doit être conformément aux objectifs fixés et à la cible  visée, car c’est ce qui marque le principe de congruence pédagogique.

1- Objectifs définis par le MINEDUC

Dans le programme de français, les INSTRUCTIONS MINISTERIELLES  ont fixé des objectifs principes, méthodes et programmes dans l’enseignement du français au premier et au second cycles des Lycées et Collèges. Les deux premiers stipulent que :

 

a) L’étude de la  langue essentiellement pratique en 6e et 5e se dédoublera ici des connaissances théoriques. Cet enseignement sur une réflexion sur la langue, une éducation du discernement.

b) L’effort portera sur la correction grammaticale, la conscience des niveaux de langue, une initiation pratique à la stylistique. On s’efforcera de développer l’intelligence des faits du langage.

2-  Objectifs de la plateforme EDUCATIC

Le contenu de la plateforme Educatic a été élaboré en fonction des objectifs définis par les programmes

Figure 5 : Une vue des objectifs de la  plateforme EDUCATIC

Ressources humaines

     Un tel projet nécessite diverses habiletés et expertises qu’une seule personne possède rarement, mais puisque nous sommes dans le cadre d’un microprojet d’expérimentation, les personnes- ressources s’en sont trouvées réduites. Ainsi, ceux qui sont intervenus dans ce cadre sont :

- Un tuteur/superviseur : enseignant et chef de Département d’informatique à l’ENS.

- Un concepteur /réalisateur: Enseignant des TIC/ Maître ès lettres

- Des personnes–ressources : Experts de programmation et conseillers techniques.

 

Ressources technologiques

   Il s’agit ici de l’ensemble d’outils auxquels nous avons eu recours pour la réalisation de cette plateforme. Soulignons que la réutilisation des objets des banques de données, a été  d’un très grand apport. En effet, Paquette (2004) nous donne ce conseil : « Puisque les ressources deviennent plus facilement disponibles, il n’est plus nécessaire de développer autant de nouveaux objets d’apprentissage. »

Les équipements et périphériques (mettre les caractéritiques et compléter)

 

Un numériseur ou scanner, une imprimante, un appareil photo numérique, un caméscope, un iphone, un équipement audio casque-microphone

Les outils

La connexion Internet, les templates

Les plateformes (compléter)

Les logiciels d’applications  Word, Excel, Power point, Picture Manager

Les logiciels libres Audacity,  Hotpotatoes

Les logiciels CAMTASIA, FLASH

 

Ressources en temps

    La conception et le développement d’un site web exigent un investissement temporel considérable, raison pour laquelle nous trouvons judicieux d’exprimer le temps par pourcentages en fonction des activités effectuées

 

figure ? : Distribution estimative du temps  consacré à chaque phase

 

II.2.2.2  La charte graphique

    Elaborer la charte graphique d’un site, c’est définir l’aspect visuel de ce site. La mise en page, la typographie, les titres, le texte et l’emplacement des éléments graphiques doivent  être déterminés en tenant compte de l’ergonomie.

 

Dessiner une page type du site

 

II.2.2.3   Structure du site

    Définir la structure d’un site, revient à déterminer la manière dont l’information sera repartie dans les diverses pages et la  façon dont l’internaute pourra se déplacer à l’intérieur du site. Il existe plusieurs manières de structurer un site, et nous avons choisi est la structure transversale, car elle offre une multitude de choix tant pour le concepteur que pour l’utilisateur. La navigation dans le site Educatic est essentiellement assurée par le lien hypertexte, qui met en relation un ensemble de notions tel que le prévoient la conception d’un cours dans le cas du réseau notionnel ou du double réseau notionnel et méthodologique  (Develay, 1992 : pp. 56- 57).

 

II.2.2.4  Aspects pédagogiques  du projet

a) Analyse du contenu

Le classement de l’information collectée n’est pas fait de manière linéaire comme dans l’enseignement classique, mais de manière hiérarchique, afin d’offrir plusieurs parcours à l’utilisateur. Ceci permet d’individualiser les apprentissages et de multiplier les choix dans les activités. Ce contenu a été élaboré au moyen d’une modélisation des connaissances telle que le prescrit l’approche par objets ; modélisation représentée ci-dessous

 

 

 Figure 6 : Modèle de connaissances ou ontologie autour de la notion de déterminant

 

b) Conception de la situation d’apprentissage

À cette étape, plusieurs stratégies d’apprentissage ont été adoptées : la stratégie par exposition (cours), par guidance (navigation) et par résolution de problème (exercices). Ce qui fait que l’on ait des types d’activités de consultation (cours) et de production (exercices). Le tout fait donc que l’organisation interne du cours se constitue en unités d’apprentissage.

 

 

II.2.2.5 Quel modèle d’enseignement/apprentissage ?

Les deux modèles développés sont cognitiviste et socioconstructiviste; puisqu’ils  permettent à la fois de proposer des activités structurées et structurantes. Celles-ci favorisent le traitement et l’acquisition de l’information, et la collaboration.

 

II.2.2.6 le mode d’évaluation

La forme d’évaluation mise en œuvre dans Educatic est essentiellement formative, en ce sens qu’elle sert à renforcer les acquis et à  remédier aux lacunes des apprenants. Mais pour que ceux-ci parviennent à ces résultats

 

II.2.2.7 Connaissances à acquérir

     Les connaissances à acquérir à travers l’usage de cette plateforme sont d’abord considérés sur le plan du contenu (savoir), c'est-à-dire le domaine qui est la grammaire française. Ensuite sur les capacités manipulatoires (savoirs-faire) que va développer l’enfant durant son évolution dans l’usage de la plateforme. Enfin, sur la grande autonomie (savoir-être) que l’apprenant va progressivement développer pour construire son apprentissage. Tout ceci va permettre qu’il puisse maîtriser correctement le fonctionnement de la plateforme qui est dont l’utilisation a été conçu de manière simple.

 

III  Fonctionnement de la plateforme Educatic

Selon l’organisation choisie pour la structuration de l’information à l’intérieur de cette plateforme, son  fonctionnement est réseautique, car la structure transversale adoptée offre une multitude de choix tant pour le concepteur que pour l’utilisateur. Le moyen de navigation d’une information à une autre est le lien hypertexte, car au maximun, tous les nœuds laissent la possibilité de joindre les autres nœuds.

( Mettre trois pages d’écran qui se suivent grâce au lien hypertexte)

 

Le tutorat

Gounon, Leroux, Dubourg, ( 2004) précisent que la mise à distance d’une formation sur le réseau informatique, ne se limite pas à une simple diffusion de supports de connaissance, mais nécéssite toute une organisation entre les acteurs (apprenant, tuteur humain et dispositif informatique).il s’agit en fait du problème du tutorat ou de  l’accompagnement de l’apprenant au cours de son apprentissage. Les même auteurs définissent le tutorat comme l’activité du tuteur, le tuteur étant ici la personne qui suit, assiste et conseille particulièrement un étudiant ou un groupe d’étudiants pour atteindre un objectif d’apprentissage ; alors que le  

 
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